Lancia Fulvia Coupé 3 – 1.3 S (1973-1976)

Voici une très jolie Lancia Fulvia Coupé 1,3 S de 3e série, repérée à Ars-en-Ré (17), le 27 mai 2023. Une auto dans son jus, à la patine bientôt cinquantenaire, qui invite à renouer avec les sensations primaires de rouler sans arrière pensée, juste pour le plaisir. L’occasion de revenir sur cet élégant petit coupé sans autre prétention que celle de donner le sourire à son pilote, le tout dans une ambiance typiquement italienne.

Commercialisée entre 1965 et 1976, la Lancia Fulvia Coupé est le coupé le plus vendu de l’histoire de la firme de Turin avec plus de 140 000 unités produites. Un succès qu’elle ne doit surtout pas au hasard. Ce coupé 2+2 compact (3,97 m de long) était en effet aussi agile que performant comme en témoignent ses nombreuses victoires en rallye.

🔺Une ligne élégante et dynamique qui fait toujours son effet aujourd’hui

Durant sa carrière ponctuée par 3 séries, elle a étrenné des 4 cylindres en V de caractère, d’une puissance allant de 80 à 116 ch. Elle a par ailleurs eu droit à de nombreuses versions dont les 1,3 S, 1,3 Rallye, 1,3 HF et la fameuse sportive 1,6 HF, véritable graal pour les passionnés du modèle.

🔺Parcourir les petites routes rhétaises au volant de ce coupé italien doit être un régal !

L’auto aperçue sur un parking de l’île de Ré, est un exemplaire de la 3e et dernière série du modèle, commercialisée entre 1973 et 1976. Elle est en effet badgée « Fulvia 3 » à l’arrière et profite de sièges avant munis d’appuis-tête, ainsi que des compteurs à fond blanc réservés aux dernières Lancia Fulvia Coupé. Elle comporte en revanche un détail réservé à la 2e série : une calandre en plastique chromée alors que celle-ci était de couleur noire sur la dernière mouture. Une modification anachronique plutôt bien venue, même si elle fera probablement hurler les puristes.

Elle embarque la seule motorisation alors disponible au catalogue : un V4 de 1298 cm3 fort de 90 ch. Une cavalerie suffisante pour mouvoir cette voiture de moins d’une tonne à un rythme soutenu, puisque le 0 à 100 km/h était abattu en 12 s, tandis que la vitesse de pointe atteignait les 170 km/h. Des chiffres plutôt évocateurs pour l’époque.

Il devient rare d’en croiser en dehors des rassemblements et autres manifestations dédiées aux anciennes. L’arrivée des beaux jours présente (aussi) l’avantage d’avoir l’opportunité de voir ce type d’autos sortir de son hibernation conservatoire.

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