🟪 Renault Spider (1995-1999). La plus rafraîchissante des Renault Sport

Renault Sport doit beaucoup au Spider, sa première réalisation de série. Brillant et atypique, il a ouvert la voie aux sportives de caractère qui feront les beaux jours de la marque au losange. Retour sur ce modèle ébouriffant devenu un véritable mythe automobile.


1995, Renault lance la production en série du Spider, un petit roadster biplace sans concession dont la seule vocation est de procurer des émotions fortes à son conducteur. L’objectif est joliment rempli avec ce premier modèle badgé Renault Sport, aussi détonnant que collector.

Châssis alu et moteur de Clio Williams

Initialement conçu pour la compétition, le Spider est un véhicule radical. Il a d’abord évolué dans le « Spider Trophy », une coupe Renault qui faisait l’ouverture des grands prix de Formule 1. L’engouement pour cette voiture a très vite conduit Renault à franchir le pas de la production en série.

🔺Le « Spider Trophy » en image

Le Spider sera fabriqué dans l’usine Alpine de Dieppe à 1726 exemplaires (dont 80 Spider Trophy de 180 ch) de 1995 à 1999. Initialement proposé en version saute-vent puis ultérieurement avec un pare-brise, il est alors disponible en plusieurs couleurs : Jaune Sport Nacré (535), Bleu Sport Nacré (250), Rouge Sport Nacré (273) et Gris Titane (647) en fin de production.

🔺Le Spider pouvait être équipé d’un saute-vent ou d’un pare-brise

La première des caractéristiques du Spider est son poids contenu de 930 kg (pour les versions saute-vent ; 965 kg pour celles munies d’un pare-brise) obtenu grâce à l’adoption d’un châssis en aluminium et d’une carrosserie en composite.

🔺Le Spider est avant tout une auto de conception simple et efficace, notamment grâce à son châssis tout alu

Renault opte pour la propulsion, dans la plus pure tradition des Alpine, et fait le choix d’un bloc connu puisqu’il anime déjà la Clio Williams et la Megane Coupé 16V. Il s’agit du 4 cylindres 2 litres 16S type F7R développant 150 ch et 185 Nm de couple. Il permet au Spider d’afficher de belles performances pour l’époque avec un 0 à 100 km/h en 6,5 s et une vitesse de pointe de 210 km/h.

🔺Le moteur de la Clio Williams placé en position transversale centrale arrière fait des merveilles dans le Spider

Au delà des performances annoncées, cette barquette se distingue surtout par une philosophie résolument à part, mêlant plaisir et sensations, au delà de toute forme de rationalité industrielle, souvent modératrice de passion. Son design singulier, ses qualités dynamiques et son exclusivité en ont fait un véritable collector.

Un jouet grandeur nature pour adulte désormais fortuné tant sa cote s’est envolée ces dernières années pour atteindre des sommets. Il faut aujourd’hui débourser entre 45 000 € et 55 000 € pour s’en offrir une. Et ces chiffres n’ont probablement pas fini de grimper dans la mesure où la nostalgie associée à cet OVNI automobile ne semble pas s’essouffler, bien au contraire.

Un nouveau Spider pour demain ?

Renault est nostalgique de son glorieux passé en compétition mais aussi des modèles emblématiques qui ont fait son succès dans les années 70, 80 et 90. La « Renaulution » est d’ailleurs articulée autour de la volonté de Renault de revenir sur le devant de la scène en s’inspirant de ce qu’il a pu faire de mieux par le passé. En témoignent les spots publicitaires montrant la Fuego et la R5 ou encore le nouveau logo de la marque reprenant l’aspect de celui qui officiait entre 1972 et 1992, remis au goût du jour à coup de flat design.

La petite R5 et même la 4L (rebaptisée 4Ever) reviendront d’ailleurs bientôt sur nos routes grâce aux très prometteurs modèles électriques prévus respectivement pour 2024 et 2025.

Malgré cette tendance prononcée pour le néo-rétro, la production d’un équivalent du Spider est malheureusement inenvisageable.

Les raisons ? Écologie et rentabilité. Deux mots qui sont devenus les maux de l’automobile telle qu’on la concevait autrefois.

Les contraintes environnementales poussent en effet à l’électrification des modèles, source de surcharge pondérale incompatible avec la conception d’un roadster léger, maniable et performant comme l’était le Spider.

D’ailleurs, l’histoire s’inverse en quelque sorte. Car si le Spider a sonné la fin d’Alpine et donné naissance à Renault Sport, Alpine Cars met aujourd’hui un terme à l’aventure Renault Sport pour investir le sport en mode tout électrique.

La stratégie du groupe Renault, tournée à la fois vers la production de masse et l’augmentation des marges est elle aussi un obstacle au développement d’un digne successeur du Spider, modèle de niche dont la commercialisation ne dépasserait guère quelques milliers d’unités.

🔺Avis à ceux qui veulent contempler le Spider sous toutes ses coutures. 🎞️ La Vidéo vintage Renault Sport

Il faudra donc se contenter du passé pour profiter d’un mythe automobile conçu par Renault à une époque révolue que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître…

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