🟨 Pourquoi Jaguar devrait envisager de commercialiser une Type E électrique en « grande série »

Commercialisée en versions coupé, cabriolet et 2+2, la Jaguar Type E est une voiture mythique. À sa sortie en 1961, elle a révolutionné le monde de l’automobile. Racée, performante et relativement abordable au regard de ses prestations exceptionnelles pour l’époque, elle a connu un succès commercial durant toute sa carrière achevée en 1975 (72 584 exemplaires produits au total).

Cette voiture est surtout la plus emblématique des Jaguar. Elle incarne la marque à elle seule et a grandement participé à l’aura de cette dernière à travers le monde.

On vous dit pourquoi Jaguar devrait aujourd’hui envisager de commercialiser une Type E électrique en « grande série ».

La plus belle voiture du monde.

La première des raisons qui milite en faveur d’un retour de la Type E est son intemporelle beauté.

Enzo Ferrari, « Il Commandatore », désignait lui-même la Jaguar Type E comme « la plus belle voiture jamais fabriquée ». Et il avait probablement raison. Sa ligne élancée, caractérisée par un capot interminable a inspiré et inspire encore aujourd’hui le design automobile. Depuis la Type E, une voiture sportive se doit d’avoir un long capot, signe évocateur d’une puissante motorisation qui remplit le compartiment moteur.

La Type E constitue un véritable mythe sur lequel Jaguar pourrait aisément capitaliser.

Un projet design exceptionnel.

La Jaguar Type E est sans conteste un objet fantasmatique pour les designers automobiles.

Nul doute que cette voiture stimulerait n’importe quel désigner que ce soit chez Jaguar ou encore en externe si ce projet devait voir le jour. Un sérieux atout pour relever un tel défi stylistique, tant le design de la Type E était pur et inspiré.

Une tendance au néo-rétro et à l’électrification.

Les futures normes antipollution contraignent les constructeurs automobiles à développer des motorisations 100 % électriques. La commission européenne a d’ailleurs récemment proposé de réduire à 0 les émissions de CO2 des voitures neuves à compter de 2035, ce qui, de fait, va imposer la motorisation électrique comme la solution industrielle de demain.

Les réinterprétations néo-rétro des modèles iconiques des différentes marques sont de plus en plus nombreuses.

La New Beetle, la Mini et la Fiat 500  sont probablement les premières illustrations réussies de cette tendance.

Renault et Alpine ont récemment déclaré passer à l’acte avec la mythique R5.

Opel vient de revisiter la Manta GT/E (ultérieurement rebadgée GSi) avec la Manta GSe ElektroMOD.

D’autres projets comparables vont très probablement être annoncés à court et moyen terme.

Il existe aujourd’hui un véritable alignement des planètes pour qui souhaite produire un véhicule nouveau et écoresponsable tout en reprenant un modèle à succès dont la cote d’amour est par ailleurs au beau fixe. Cette dynamique néo-rétro semble concerner tant les automobiles populaires que celles d’exception. Jaguar devrait sérieusement songer à en profiter.

Réhabiliter l’identité anglaise de la marque.

Jaguar Land Rover est passé sous pavillon indien en 2008 lorsque Tata Motors a fait l’acquisition du constructeur anglais.

Si Tata Motors a sans nul doute redressé Jaguar, l’image de marque de la firme ne jouit peut être plus de l’image de prestige qui était jadis la sienne.

Dans l’inconscient collectif, Jaguar est et reste avant tout anglais. La Type E est une voiture qui distingue la marque et participe à son rayonnement tant elle a marqué son histoire. Revisiter le symbole que constitue la Type E serait l’occasion de réhabiliter l’identité anglaise du constructeur, associée à son caractère sportif et premium.

Une tentative inachevée.

En septembre 2017, Jaguar a présenté une Type E électrique, baptisée « Type E Zero ». Le projet n’a pas manqué de recevoir un accueil des plus favorables de la part du public et de la presse.

L’auto conservait la carrosserie et une bonne partie de l’intérieur de la Type E d’origine. Jaguar n’a pas entendu réinterpréter l’esthétique de son modèle emblématique. Un certain goût d’inachevé… Dommage.

Dotée d’un moteur électrique de 220 kW (soit 299 ch), d’une batterie de 40 kWh lui permettant une autonomie « en situation réelle » de 270 km, la Type E Zero annonçait alors des performances séduisantes avec un 0 à 100 km/h abattu en 5,5 secondes.

Après avoir réalisé un court métrage de présentation et annoncé une commercialisation à suivre, la marque a ensuite informé ses clients de la suspension du projet. Aujourd’hui, la page du site jaguar qui lui est dédié mentionne « Prototype unique – pas de projet de commercialisation à l’heure actuelle ».

Depuis, Jaguar n’a pas communiqué sur le devenir du projet qui était également conçu comme une solution de rétrofit pour les Type E existantes équipées du moteur XK 4,2 l. de 6 cylindres d’époque (opération réversible).

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Dans ces conditions, il semblerait que la production en grande série d’une Type E électrique revisitée ne soit pas réellement à l’ordre du jour.

Ceci étant, l’important travail réalisé ces dernières années par le constructeur anglais sur l’électrification de ses modèles se concrétisera peut être un jour par la commercialisation d’une Type E électrique néo-rétro, performante, fiable et au prix raisonnable à l’instar du modèle originel.

Il ne manque plus qu’un éclair de génie… ou plutôt de lucidité de la part de marque au félin le plus élégant de toute l’industrie automobile !

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