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  • 🟪 Alfa Romeo Disco Volante (2012). Une folie automobile à l’italienne !

    🟪 Alfa Romeo Disco Volante (2012). Une folie automobile à l’italienne !

    Salon de Genève, mars 2012 : 60 ans après l’Alfa Romeo C52 Disco Volante est présenté un surprenant concept-car du même nom développé par Touring Superleggera. Une beauté clivante qui a convaincu Alfa Romeo d’y apposer son blason avant de passer à l’acte pour une production en très petite série. Retour sur cette folie automobile à l’italienne.


    Alfa Romeo a toujours proposé des concept-cars incroyables. La Discovolante (« soucoupe volante » en italien) et sa déclinaison Spyder en sont la preuve. Sauf que cet OVNI automobile n’est pas resté à l’état de prototype mais a eu droit à une production en série (très limitée) et à un noble V8 transalpin.

    Un design tranché et clivant hérité de la C52 Disco Volante de 1952

    L’Alfa Romeo Disco Volante c’est avant tout un design singulier qui ne laisse pas indifférent. Il s’agit de la réinterprétation de la C52 Disco Volante qui avait elle aussi marqué les esprits en 1952.

    🔺L’Alfa Romeo C52 Disco Volante de 1952, construite à 4 exemplaires seulement, doit ses lignes à la Carrozzeria Touring. Elle employait un 1.9 l porté à 158 ch pour un poids de seulement 735 kg

    La Disco Volante de 2012 a été fabriquée par Touring Superleggera et dessinée par Louis de Fabribeckers. Son design reprend très largement l’esprit et les lignes de son ailleule. « Le poids est l’ennemi, la résistance à l’air l’obstacle » : la devise de Felice Bianchi Anderloni, fondateur de l’officine Touring Superleggera, a pleinement été mise en œuvre pour cette icône du design automobile. Jugez plutôt.

    Une ligne élancée et « affinée » pour être « insensible au vent », des hanches larges débouchant sur un arrière fuyant, des passages de roues avant coupés à la serpe, un long capot et une gueule surmontée de phares haut perchés sur d’élégants bosselages de circonstance. La carrosserie alliait l’emploi de fibre de carbone et de panneaux en aluminium formés à la main. Chaque unité a ainsi nécessité plus de 4000 heures de travail. Une vraie œuvre d’art sur roues !

    La version découvrable dénommée Disco Volante Spyder, présentée au Salon de Genève en 2016, 4 ans après le coupé, n’est pas en reste sur le plan esthétique. Elle intègre un double bosselage arrière dans le prolongement des sièges conférant à l’ensemble un supplément d’âme néo-rétro. Et le toit amovible est composé de panneaux en fibre de carbone, synonyme de légèreté et de rigidité

    Une auto d’exception construite à 16 exemplaires, dont 8 coupés et 7 Spyder. Le 16ème exemplaire ? Il s’agit tout simplement du prototype (roulant) présenté par Touring Superleggera au Salon de Genève en mars 2012.

    Une base d’Alfa Romeo 8C Competizione et une sonorité hors du commun

    Pour mettre cette monstrueuse beauté en musique, Alfa Romeo a opté pour une base technique de premier choix. Celle de l’Alfa Romeo 8C Competizione à laquelle la Discovolante emprunte le châssis, les trains roulants, la transmission et surtout la mécanique. Un magistral V8 de 4.7 l de cylindrée dérivé du 4.2 l de la Maserati GranTurismo, placé en position centrale avant. Sous le capot de la Disco Volante, il offre 450 ch et 480 Nm de couple. De quoi promettre un brillant 0 à 100 km/h en 4,2 s (4,5 s pour le Spyder) et 292 km/h de pointe.

    🔺Le V8 de la Disco Volante, issu de la 8C Competizione

    Cette propulsion à la répartition des masses quasi parfaite (49 % AV / 51 % AR), hérite d’une boîte de vitesses séquentielle à 6 rapports à commande électrique avec palettes au volant, ainsi que d’un différentiel à glissement limité.

    Au-delà des performances pures, la Disco Volante propose une symphonie des cylindres qu’aucune de ses rivales italiennes, pourtant plus affûtées et plus puissantes, n’était en mesure de pouvoir offrir. Un mystère, puisque ce bloc a pourtant équipé des Ferrari et des Maserati sans que le concerto ne sonne jamais aussi juste…

    🔺Envie d’entendre le rugissement du V8 de la Disco Volante ? Le teaser de Touring Superleggera est pour vous !

    Ajouter à cela, une hyper exclusivité, un héritage hors du commun et vous obtenez un morceau d’histoire de la marque au Biscione qui n’a pas de prix. Ou plutôt si, 500 000 $, tarif de base (non officiel) hors options lors de sa sortie.

    Une des supercars les plus originales et démesurées que l’histoire de l’automobile n’ait jamais connu. Sublime, élégante et raffinée, elle restera à jamais dans les annales du design, à l’instar de la C52 Disco Volante dont elle est la digne héritière des temps modernes.

  • 🔳 Mercedes-AMG GT (2014-2021). La GT par excellence !

    🔳 Mercedes-AMG GT (2014-2021). La GT par excellence !

    2014 marque le lancement de l’AMG GT, une auto superlative, magnifique, performante et luxueuse. L’archétype de la GT par excellence ! Il s’agit de la seconde voiture intégralement construite par AMG, division sportive de Mercedes-Benz, après la SLS dont elle dérive d’ailleurs.

    La version de base, disponible dès sa sortie à partir de 124 900 €, hérite d’un V8 4.0 biturbo délivrant 462 ch et 600 Nm de couple. Il permet à cette GT de proposer un 0 à 100 km/h en 4 s seulement et surtout, une vitesse de pointe de 304 km/h.

    Une voiture agréable et fréquentable au quotidien grâce à une consommation maîtrisée, un confort très appréciable ainsi qu’un coffre d’un volume remarquable pour sa catégorie. Que demander de plus à ce luxueux coupé sportif ? Une démonstration ?

    C’est précisément l’objet du film de promotion de l’AMG GT diffusé en septembre 2014 où l’on voit la version GT S (510 ch) drifter sauvagement sur le circuit des Amériques à Austin dans l’Etat du Texas. Un spectacle visuel et sonore à (re)voir absolument en attendant l’arrivée de la remplaçante de l’AMG GT prévue à l’horizon 2023.

    C’est la Vidéo de la semaine 21/2022

  • 🟨 Abarth 695 Tributo 131 Rally (2022). Hommage ou héritage ?

    🟨 Abarth 695 Tributo 131 Rally (2022). Hommage ou héritage ?

    Abarth présente une nouvelle série limitée de la 695 : la 695 Tributo 131 Rally. Limitée à 695 exemplaires, elle s’inspire de la légende de rallye dont elle emprunte le nom. Peut-on parler d’hommage ou d’héritage pour cette nouvelle Abarth ?


    L’Abarth 131 Rally est une voiture de rallye au palmarès impressionnant. Entre 1977 et 1980, elle a remporté 3 titres de champion du monde des constructeurs et 2 titres de champion du monde des pilotes. 40 ans après sa dernière participation à une course officielle, Abarth revient sur ce phénomène au design anguleux aussi daté que charismatique.

    Abarth 695 Tributo 131 Rally : rare mais pas inédite

    Abarth a déjà commercialisé plusieurs séries très limitées de son fleuron, la 695. Parmi elles, on peut citer la 695 Tributo Ferrari produite en 2010 à seulement 1695 exemplaires. Il s’agissait de la première 500 à pousser la puissance à 180 ch, un chiffre impressionnant à l’époque au regard de la compacité de l’auto. Abarth récidive donc en 2022 avec cette 695 Tributo 131 Rally à la philosophie et les caractéristiques techniques identiques, 12 ans plus tard…

    La 695 Tributo 131 Rally reprend le même bloc que celui de la Tributo Ferrari et des 695 « de base », à savoir le 1.4 T-Jet 16V développant 180 ch et 250 Nm de couple. S’il permet à ce petit scorpion sur roues d’abattre le 0 à 100 km/h en 6,7 s et de pointer à 225 km/h, il manque malgré tout d’exclusivité. Abarth aurait pu opter pour une version retravaillée et optimisée de ce moteur. Cette auto, produite à un volume si réduit, aurait ainsi gagné une véritable plus-value qu’on peine à trouver sur le plan strictement technique.

    Et le manque de distinction de ce modèle pourtant présenté comme exclusif ne s’arrête pas là. Les amortisseurs Koni FSD, les freins Brembo (étriers à 4 pistons) et l’aileron réglable sont empruntés à la 695 EsseEsse Edition Collector. On retrouve également une boîte de vitesses manuelle à 5 rapports (séquentielle robotisée en option), bien connue sur la petite sportive italienne. 

    Les seules singularités de cette version Tributo 131 Rally se résument à un échappement spécifique « Record Monza Sovrapposto », des jantes de 17 pouces diamantées et une inédite couleur « Blue Rally » tricouche alliée à un noir brillant « Scorpion Black » sur le toit, l’aileron, les montants et les bas de caisse. Une plus classique livrée « Record Grey » sera également disponible.

    Belle mais chère, cette 695 Tributo 131 Rally

    Une fois les frustrations de la fiche technique estompées, on doit quand même avouer que cette 695 est esthétiquement réussie. La livrée biton exclusive est rafraîchissante et sied particulièrement bien à cette sportive de poche. Le « Blue Rally », réinterprétation moderne de la couleur de la 131 Rally, semble étonnant de luminosité.

    L’intérieur est bien fini. Son traitement sportif est sérieux sans être austère, notamment grâce à ses jolis baquets Sabelt agrémentés d’un épais liseré bleu. Cet habitacle donne du crédit à cette petite sportive très demonstrative extérieurement.

    Pour la distinguer d’une 695 classique, l’inscription « 131 Rally » et la silhouette de cette dernière sont apposés un peu partout, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur. Une attention bienvenue pour rappeler qu’elle doit son existence à cette illustre machine à gagner, produite en série à seulement 400 exemplaires pour les besoins de son homologation en Groupe 4.

    Pour l’heure, le seul tarif annoncé est celui qui aura cours en Italie. 37 000 €, soit tout de même 6000 € de plus qu’une 695 standard vendue chez nos voisins transalpins. Un surplus de 20 % qui se justifiera par le nombre restreint d’exemplaires produits.

    La 695 Tributo 131 Rally ne propose finalement pas grand chose d’inédit et n’a de la 131 Rally que le nom qu’elle lui emprunte fièrement. Cette 500 survitaminée est donc plus un modèle hommage qu’une héritière de la fameuse reine des rallyes. Une belle réalisation dont on aurait cependant apprécié qu’elle se différencie davantage du reste de la gamme sur le plan technique.

  • 🔳 Lotus Emira GT4. Dernière Lotus thermique

    🔳 Lotus Emira GT4. Dernière Lotus thermique

    Septembre 2021, Lotus dévoile la GT4, version de course de l’Emira. Une auto qui marque un tournant historique pour la firme anglaise puisqu’il s’agit de la dernière Lotus thermique.

    Les clients l’ont bien compris puisqu’à ce jour, le carnet de commande de la GT4 est déjà rempli pour une année entière de production.

    Il faut dire que cette Lotus est d’autant plus désirable qu’elle est la première voiture développée par la toute nouvelle division Lotus Advanced Performance. C’est peut-être aussi la dernière Lotus ultra-légère (1300 kg à vide) à pouvoir se targuer de respecter la philosophie « Light is right » de son fondateur Colin Chapman, vieille de 70 ans maintenant.

    Toujours est-il que Lotus a présenté ce futur collector au public au début du mois, sur la piste d’essai d’Hethel, berceau du développement des différents modèles de la marque. Une vidéo diffusée par le constructeur britannique immortalise l’événement. On y voit l’anglaise exploiter son V6 Toyota de 3,5 l compressé développant 400 ch dans des conditions optimales. Des moments à apprécier tant qu’il en est encore temps !

    C’est la Vidéo de la semaine 20/2022

  • 🟨 Porsche 911 Sport Classic (2022). Le meilleur des deux mondes

    🟨 Porsche 911 Sport Classic (2022). Le meilleur des deux mondes

    La nostalgie est décidément dans l’air du temps en matière automobile. La dernière série limitée de la Porche 911 en est la preuve. Avec la Sport Classic, la firme de Stuttgart présente son second modèle de la série Heritage Design après la 911 Targa 4S. Une 911 pas comme les autres dont on parle beaucoup depuis quelques jours.


    La 911 est la voiture indémodable par excellence. Grâce à son style intemporel, elle fait les beaux jours des amoureux de sportives depuis 1963 avec 8 générations et plus d’un million d’unités produites à travers le monde. Alors, lorsque Porsche dévoile sa dernière réalisation annoncée comme l’incarnation de cet héritage, l’événement intéresse le plus grand nombre.

    Héritage du passé et exclusivité

    Porsche n’est pas la seule marque sportive de luxe à miser sur le passé à l’heure actuelle. Ferrari, avec sa série Icona, a également investi le segment de la très haute exclusivité en mode vintage avec des modèles incroyables comme les SP1 et SP2 ou encore la récente Daytona SP3.

    La gamme Heritage Design permet à Porsche de proposer des réinterprétations exclusives de sa mythique 911 grâce à son département de personnalisation, Porsche Exclusive Manufaktur.

    Après tout, qui d’autre que Porsche peut se vanter d’avoir dans sa gamme une sportive aussi indémodable qu’iconique ?

    Cette approche alliant passé et présent s’impose donc comme une évidence pour Porsche à l’heure où le secteur automobile vit une véritable mutation, laissant peu à peu derrière lui les motorisations thermiques au profit d’une discutable électrification des blocs motopropulseurs. Ce type de modèles vit d’ailleurs probablement ses dernières heures, alors profitons-en !

    Produite à seulement 1250 exemplaires à un tarif débutant à 280 603 €, la 911 Sport Classic en donne-t-elle vraiment pour son argent ? Est-elle vraiment la synthèse entre ces illustres inspiratrices et ce que Porsche propose de mieux aujourd’hui ?

    Porsche 911 Sport Classic : performance, design et détails…

    La 911 Sport Classic est une réussite sur le plan esthétique. Elle propose le meilleur de la 911. Ses lignes singulièrement inspirées du passé, s’enrichissent de ce que Porsche a su réussir en faisant évoluer la 911 depuis près de 30 ans.

    Ses ailes arrières élargies dépourvues de prises d’air latérales sont un clin d’œil à la 911 Turbo. L’aileron arrière en carbone s’inspire de celui de la mythique Carrera RS 2.7. Les doubles bandes Gris Sport clair peintes à la main qui courent de la proue à la poupe en passant par le fameux aileron façon queue de canard lui donnent un air racing d’antan. Le stickage circulaire sur les portes affichant le numéro au choix du client rappelle ostensiblement les courses automobiles d’autrefois.

    Les détails classiques et raffinés sont légion sur cette icône moderne.

    Le logo est celui qui ornait le capot de la première Porsche 911 en 1963 avec son écusson doré à l’image des inscriptions à bord et sur l’arrière, recouverts de feuille d’or.

    Les jantes de 20 pouces à l’avant et de 21 pouces à l’arrière reprennent le design des Fuchs, premières jantes forgées en alliage léger. Les 4 couleurs disponibles sont aussi modernes que classiques : Gris Sport métallisé, Gris Quartz métallisé, Bleu Gentiane métallisé et Noir.

    L’ensemble forme un tout très cohérent mêlant sportivité, élégance et compétition. Un futur collector en puissance cette 911 Sport Classic ! Comme celle qui l’a précédée en 2010 sur base de 911 type 997, fabriquée à seulement 250 exemplaires.

    Côté technique, la belle revendique le titre de 911 la plus puissante jamais produire en boîte manuelle, seule transmission disponible. Pas d’hybridation pour ce prestigieux modèle qui assume son côté classique jusqu’au bout. Ses 550 ch (405 kW) sont obtenus grâce à un 6 cylindres boxer biturbo de 3,7 l de cylindrée. Son poids ? 1570 kg à vide grâce à l’adoption du carbone pour le capot, le pavillon et l’aileron arrière.

    Et ses performances sont à l’avenant. Le 0 à 100 km/h est abattu en 4,1 s tandis que le 0 à 200 km/h ne demande que 12 s. Une vitesse de pointe de 315 km/h parachève  une fiche technique des plus flatteuses.


    Sublime, cette 911 Sport Classic marche dans les pas des plus emblématiques 911 et offre en quelque sorte le meilleur des deux mondes. Une voiture d’exception réservée à une poignée de clients fortunés et chanceux, car nul doute que malgré son prix d’appel à plus de 280 000 €, les 1250 exemplaires ne suffiront pas à satisfaire la demande !

  • 🔳 Peugeot 308. L’appel du premium ou le premium d’appel ?

    🔳 Peugeot 308. L’appel du premium ou le premium d’appel ?

    Peugeot a frappé fort avec sa dernière mouture de la 308. Une réussite sur tous les plans qui aurait pu (et même dû) être élue voiture européenne de l’année 2022.

    Qu’à cela ne tienne, cette 308 confirme les velléités de Peugeot de s’introduire à terme sur le marché premium, à l’image de la 508 qui signe le retour des berlines françaises haut de gamme.

    Le design, la finition et les prestations de la nouvelle 308 lui permettent en effet de faire jeu égal avec la Golf, sa concurrente désignée placée en access premium. On lui prête même des qualités pour aller titiller les Audi A3, BMW série 1 et Mercedes Classe A. Si la 308 ne peut encore sérieusement rivaliser avec ces reines du haut de gamme, elle s’approche dangereusement de ces dernières dont la suprématie était jusqu’à présent incontestée.

    Reste qu’après un début de carrière compliqué en raison de la pénurie de semi-conducteurs, elle a récemment repris son titre de berline la plus en vendue en France sur le segment C.

    Un juste retour des choses pour celle qui marque une véritable révolution dans le placement et les orientations de la marque au lion. Et les ambitions de Peugeot constituent un enjeu de taille pour le groupe Stellantis qui souhaite accroître encore un peu plus la marge record réalisée en 2021.

    Redécouvrez la Vidéo de lancement de la nouvelle 308, disponible sur le marché depuis le mois d’octobre dernier. Moderne à l’image de la compacte sochalienne, elle annonce sobrement la couleur en quelques images choisies.

    C’est la Vidéo de la semaine 19/2022

  • 🟪 Renault Spider (1995-1999). La plus rafraîchissante des Renault Sport

    🟪 Renault Spider (1995-1999). La plus rafraîchissante des Renault Sport

    Renault Sport doit beaucoup au Spider, sa première réalisation de série. Brillant et atypique, il a ouvert la voie aux sportives de caractère qui feront les beaux jours de la marque au losange. Retour sur ce modèle ébouriffant devenu un véritable mythe automobile.


    1995, Renault lance la production en série du Spider, un petit roadster biplace sans concession dont la seule vocation est de procurer des émotions fortes à son conducteur. L’objectif est joliment rempli avec ce premier modèle badgé Renault Sport, aussi détonnant que collector.

    Châssis alu et moteur de Clio Williams

    Initialement conçu pour la compétition, le Spider est un véhicule radical. Il a d’abord évolué dans le « Spider Trophy », une coupe Renault qui faisait l’ouverture des grands prix de Formule 1. L’engouement pour cette voiture a très vite conduit Renault à franchir le pas de la production en série.

    🔺Le « Spider Trophy » en image

    Le Spider sera fabriqué dans l’usine Alpine de Dieppe à 1726 exemplaires (dont 80 Spider Trophy de 180 ch) de 1995 à 1999. Initialement proposé en version saute-vent puis ultérieurement avec un pare-brise, il est alors disponible en plusieurs couleurs : Jaune Sport Nacré (535), Bleu Sport Nacré (250), Rouge Sport Nacré (273) et Gris Titane (647) en fin de production.

    🔺Le Spider pouvait être équipé d’un saute-vent ou d’un pare-brise

    La première des caractéristiques du Spider est son poids contenu de 930 kg (pour les versions saute-vent ; 965 kg pour celles munies d’un pare-brise) obtenu grâce à l’adoption d’un châssis en aluminium et d’une carrosserie en composite.

    🔺Le Spider est avant tout une auto de conception simple et efficace, notamment grâce à son châssis tout alu

    Renault opte pour la propulsion, dans la plus pure tradition des Alpine, et fait le choix d’un bloc connu puisqu’il anime déjà la Clio Williams et la Megane Coupé 16V. Il s’agit du 4 cylindres 2 litres 16S type F7R développant 150 ch et 185 Nm de couple. Il permet au Spider d’afficher de belles performances pour l’époque avec un 0 à 100 km/h en 6,5 s et une vitesse de pointe de 210 km/h.

    🔺Le moteur de la Clio Williams placé en position transversale centrale arrière fait des merveilles dans le Spider

    Au delà des performances annoncées, cette barquette se distingue surtout par une philosophie résolument à part, mêlant plaisir et sensations, au delà de toute forme de rationalité industrielle, souvent modératrice de passion. Son design singulier, ses qualités dynamiques et son exclusivité en ont fait un véritable collector.

    Un jouet grandeur nature pour adulte désormais fortuné tant sa cote s’est envolée ces dernières années pour atteindre des sommets. Il faut aujourd’hui débourser entre 45 000 € et 55 000 € pour s’en offrir une. Et ces chiffres n’ont probablement pas fini de grimper dans la mesure où la nostalgie associée à cet OVNI automobile ne semble pas s’essouffler, bien au contraire.

    Un nouveau Spider pour demain ?

    Renault est nostalgique de son glorieux passé en compétition mais aussi des modèles emblématiques qui ont fait son succès dans les années 70, 80 et 90. La « Renaulution » est d’ailleurs articulée autour de la volonté de Renault de revenir sur le devant de la scène en s’inspirant de ce qu’il a pu faire de mieux par le passé. En témoignent les spots publicitaires montrant la Fuego et la R5 ou encore le nouveau logo de la marque reprenant l’aspect de celui qui officiait entre 1972 et 1992, remis au goût du jour à coup de flat design.

    La petite R5 et même la 4L (rebaptisée 4Ever) reviendront d’ailleurs bientôt sur nos routes grâce aux très prometteurs modèles électriques prévus respectivement pour 2024 et 2025.

    Malgré cette tendance prononcée pour le néo-rétro, la production d’un équivalent du Spider est malheureusement inenvisageable.

    Les raisons ? Écologie et rentabilité. Deux mots qui sont devenus les maux de l’automobile telle qu’on la concevait autrefois.

    Les contraintes environnementales poussent en effet à l’électrification des modèles, source de surcharge pondérale incompatible avec la conception d’un roadster léger, maniable et performant comme l’était le Spider.

    D’ailleurs, l’histoire s’inverse en quelque sorte. Car si le Spider a sonné la fin d’Alpine et donné naissance à Renault Sport, Alpine Cars met aujourd’hui un terme à l’aventure Renault Sport pour investir le sport en mode tout électrique.

    La stratégie du groupe Renault, tournée à la fois vers la production de masse et l’augmentation des marges est elle aussi un obstacle au développement d’un digne successeur du Spider, modèle de niche dont la commercialisation ne dépasserait guère quelques milliers d’unités.

    🔺Avis à ceux qui veulent contempler le Spider sous toutes ses coutures. 🎞️ La Vidéo vintage Renault Sport

    Il faudra donc se contenter du passé pour profiter d’un mythe automobile conçu par Renault à une époque révolue que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître…

  • 🔳 Lotus Evora 400. Attention, thé bouillant !

    🔳 Lotus Evora 400. Attention, thé bouillant !

    En 2009, Lotus lance l’Evora sur le marché. Un fort joli Coupé 2+2, plus discret mais aussi plus puissant que les Elise et Exige qu’il côtoie alors au catalogue du constructeur britannique.

    Durant sa longue carrière qui ne s’achèvera qu’en décembre 2021, l’Evora connaîtra plusieurs versions affûtées dont la 400, sortie en 2016.

    La Lotus Evora 400 est alors la voiture la plus rapide jamais construite par Lotus avec une vitesse de pointe de 300 km/h. Il faut dire que sa fiche technique est séduisante et annonce la couleur. Sous son capot se cache un V6 Toyota 3,5 l. 24 soupapes suralimenté développant 406 ch et 410 Nm de couple.

    Ceux qui l’ont essayée la décrivent unanimement comme jouissive. Efficace, moderne et très performante (0 à 100 km/h en 4,2 s) sans toutefois être extrême, elle joue dans la catégorie des supercars aux vocalises qui marquent à jamais l’inconscient de ceux qui ont eu la chance d’en prendre le volant.

    L’équivalent chez nos amis britanniques d’un thé servi trop chaud dont on a pourtant une irrepressible envie de reprendre une tasse… à la même température.

    C’est la Vidéo de la semaine 18/2022.

  • 🟨 Opel. Bilan et perspectives 5 ans après son rachat par PSA

    🟨 Opel. Bilan et perspectives 5 ans après son rachat par PSA

    Racheté par PSA le 6 mars 2017 puis tombé dans le giron du Groupe Stellantis le 17 janvier 2021, Opel se porte mieux. Les chiffres des ventes pour l’année 2021 consolident la situation de la marque au blitz qui envisage aujourd’hui plus sereinement son avenir.


    Le redressement d’Opel initié par PSA et poursuivi par Stellantis porte ses fruits. L’année 2021 confirme une tendance haussière avec des ventes au beau fixe en Europe.

    Des volumes de vente encourageants en 2021

    Selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), la part de marché d’Opel pour les voitures particulières en Europe a augmenté de 0,1 % en 2021, s’établissant à 4,3 %.

    Opel a d’ailleurs été la seule marque de Stellantis à accroître sa part de marché sur le vieux continent l’an passé.

    En Allemagne, Opel signe une progression de 1,2 % par rapport à 2020 avec une part globale de marché de 6,2 %.

    🔺Opel : la rétrospective de l’année 2021 en images

    Rajeunissement de la gamme et succès de la Corsa

    Opel s’est largement renouvelé depuis son rachat par le groupe PSA il y a 5 ans maintenant. 2021 ne déroge pas à la règle.

    L’annonce du lancement de l’Astra 6 et le restylage des Grandland et Crossland ont contribué à un rajeunissement de la gamme, naturellement salutaire pour les ventes. De plus, le nouveau Mokka au design aussi avant-gardiste que réussi a fait son apparition fin 2020.

    La Corsa a connu un véritable succès l’an passé en enregistrant 50 000 en Allemagne et 41 000 immatriculations au Royaume-Uni. Elle est ainsi devenue la citadine la plus vendue en Allemagne et même la voiture la plus diffusée au pays du « Brexit » où elle est commercialisée par Vauxhall. De bonne augure pour 2022, année au cours de laquelle elle atteindra 40 ans de production.

    Le pari d’un design fort

    Pour confirmer ces chiffres, Opel mise aujourd’hui sur un design fort, notamment marqué par une calandre nommée « Vizor » ayant vocation à agrémenter tous les modèles du catalogue de la marque allemande.

    🔺Vizor : la nouvelle face avant des Opel qui n’a pas fini de faire parler d’elle…

    Inaugurée sur le concept car néo-rétro Manta GSe ElektroMOD mêlant rétrofit et restomod, cette face avant constitue la nouvelle identité visuelle des modèles de la marque allemande.

    Ce nouveau visage des véhicules Opel se caractérise par le fait que la calandre, les phares et le logo de la marque sont intégrés de manière organique dans un seul module, qui évoque la visière de protection d’un casque intégral.

    Le nouveau Mokka a été le premier à l’arborer de série et tous les modèles feront de même à terme. L’objectif : obtenir une cohérence et une identité stylistique marquée pour l’ensemble de la gamme.

    Opel 100 % électrique en Europe à l’horizon 2028

    Carlos Tavares, Directeur général du groupe Stellantis a déclaré l’été dernier :

    • Opel sera 100 % électrique en Europe d’ici 2028,
    • tous les modèles de la gamme disposeront d’au moins une version électrique pour 2024.
    🔺La stratégie d’électrification d’Opel jusqu’à 2028

    La marque à l’éclair s’inscrit ainsi dans la ligne du groupe Stellantis lequel va investir 30 milliards d’euros dans l’électrification de ses gammes d’ici 2025. Opel ira d’ailleurs plus vite que certaines autres marques du groupe comme Fiat par exemple, dont tout électrique est annoncé pour 2030.

    Le nouveau SUV urbain Mokka-e et son moteur électrique d’une puissance de 136 ch (100 kW) est le fer de lance de ce vertueux changement. Il a remporté le prix du « Volant d’or » en Allemagne en 2021 et semble rencontrer un franc succès. Prometteur pour Opel qui compte aussi sur sa future Manta-e pour progresser sur le grandissant marché de l’électrique.

    🔺La Manta-e à la philosophie bien éloignée de la Manta GSe ElektroMOD est annoncée « pour le milieu de la décennie »

    Opel a pleinement bénéficié des orientations prises par Stellantis et semble peu à peu restaurer son image de marque. S’il est encore trop tôt pour affirmer qu’Opel renouera avec le succès qu’il a connu par le passé, la plus française des marques germaniques semble sur la bonne voie pour s’assurer un avenir digne de ce nom sur le marché automobile européen.

  • 🔳 Ferrari 296 GTS

    🔳 Ferrari 296 GTS

    Une 296 GTB qui décoiffe !

    Ferrari vient de dévoiler la version découvrable de la 296 GTB. Elle délaisse l’appellation Spider pour arborer le sigle GTS comme certains de ses aïeux.

    La 296 GTS reprend les organes de la 296 GTB dont elle dérive. Elle a donc elle aussi droit à un V6 biturbo de 3.0 développant 663 ch auquel est adjoint un bloc électrique de 167 ch. Cette cavalerie qui totalise 830 ch (et 740 Nm de couple) permet à la GTS d’annoncer un 0 à 100 km/h en 2,9 s, un 0 à 200 km/h en 7,6 s et une vitesse de pointe de 330 km/h.

    Ces performances ont été rendues possibles par un poids contenu, supérieur de seulement 70 kg par rapport à la GTB, soit un poids total à vide de 1540 kg.

    Pour l’heure, pas de prix, ni de date de commercialisation annoncés par la firme de Maranello alors qu’une version optimisée « Assetto Fiorano » pointe déjà à l’horizon.

    Ferrari a cependant mis en ligne une vidéo épicée qui devrait décider ceux dont les finances ne sont pas un frein au plaisir si singulier de rouler cheveux aux vents, à bride abattue.

    C’est la Vidéo de la semaine 17/2022.

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